Les ambitions de Corbak récompensées

Le 27ème Corbak festival s’est déroulé de jeudi 25 à samedi 27 mai à La Chaux-du-Milieu. Cette édition ambitieuse avec deux scènes supplémentaires et un nouveau système de son était à la hauteur des attentes du comité d’organisation. Le public a répondu présent avec une soirée complète le vendredi et un joli succès pour la journée du samedi dédiée aux familles.  

Trois scènes, quinze concerts pour trois jours de festival. Le comité d’organisation et les trois-cents bénévoles du festival ont travaillé sans relâche pour faire vibrer La Chaux-du-Milieu. Ils n’en sont pas à leur coup d’essai avec près de trente éditions au compteur, mais cette année le défi était un peu plus grand. En plus de la salle principale d’une capacité de sept-cent-cinquante places debout, le Café-Scène Moultipass et le temple de La Chaux-du-Milieu accueillaient également un concert chaque soir. Ces deux scènes supplémentaires ont permis d’élargir l’offre musicale en proposant une place de choix aux artistes suisses.  

Une expérience immersive 

Un nouveau système audio appelé L-ISA (Immersive Sound Art) était en test cette année à Corbak. Ce système développé par la société L-Acoustics et mis en place par l’entreprise Hyperson a permis d’offrir une qualité d’écoute exceptionnelle au public. Les spectateurs pouvaient vivre une expérience sonore hyper réaliste et percevoir clairement la localisation des différents musiciens sur scène.  

Maxime le Forestier attire les foules 

C’est avec l’univers intimiste de Albin de la Simone que le festival s’est ouvert jeudi 25 mai. L’énergie et l’humour de Phanee de Pool ont ensuite galvanisé le public qui a pu découvrir une partie du futur album de l’artiste suisse. Quelques heures avant le début des concerts, les derniers billets pour la soirée du vendredi ont trouvé preneur. La venue de Maxime le Forestier n’est certainement pas étrangère à ce succès. L’artiste de septante-quatre ans ans a interprété ses plus grands titres pour le bonheur des fans venus parfois de loin. Ils avaient pu découvrir, peu avant, la nouvelle sensation jazz, Gabi Hartmann. Comme promis, en fin de soirée, la performance des quatre amis musiciens de Bancal Chéri s’est avérée colorée récréative et pleine d’humour.  

Des concerts différents 

Avec deux scènes supplémentaires, les programmateurs avaient pour ambition de proposer au public une expérience différente. Ce fut le cas avec Alain Roche et Fred Bürki qui ont utilisé l’acoustique du temple de La Chaux-du-Milieu comme un instrument pour leur projet Katedral. L’ambiance était intimiste et chaleureuse au Moultipass où le public a pu découvrir les talentueux et déjantés Genevois de Bandit Voyage et la jeune Roxane. Toutes les places disponibles pour le concert de Sarclo samedi avaient très vite trouvé preneur. A la sortie du concert, les 50 chanceux étaient ravis. 

Un pari réussi pour le samedi 

Avec un spectacle en fin de matinée dans la salle, des jeux et des animations pour les enfants durant l’après-midi, la nouvelle formule du Corbak’ids a séduit un large public. Près de 300 personnes ont assisté au spectacle de la Comédie musicale improvisée. La particularité est qu’il n’est joué qu’une seule fois, puisqu’il est créé au gré des suggestions des enfants. Le concept a séduit le jeune public mais les adultes aussi pouvaient profiter d’un niveau de lecture différent. En milieu d’après-midi, c’est dans un temple plein à craquer que les voix des armaillis de la Gruyère ont vibré jusqu’à donner la chair de poule aux spectateurs. Les concerts de la soirée relevaient d’un registre différent avec Flèche Love tout d’abord, puis le belge de Warhaus. Le paysage verdoyant des Montagnes neuchâteloise a plu aux rockeurs agriculteurs de The Inspector Cluzo qui ont clôturé cette édition réussie. 

Difficile d’estimer le nombre de personnes qui se sont rendues à Corbak ce week-end car toute une partie du festival est accessible gratuitement. Avec sa décoration qui met les corbeaux à l’honneur et ses tables conviviales, l’espace OFF a fait le plein durant le week-end. Les organisateurs donnent déjà rendez-vous au public du 16 au 18 mai 2024 à La Chaux-du-Milieu. 

« Notre festival est un rendez-vous musical avant tout, mais c’est aussi un événement festif. Nous essayons de trouver un équilibre entre les deux et la formule a encore une fois fonctionné. » Stefan Forino, co-directeur 

MATTHIEU
MICHEL

Il y a tout d’abord ce son, cette voix reconnaissable entre toutes, que ce soit à la trompette ou au bugle. Puis aussi ce phrasé, ce sens mélodique hors du commun, qui font de Matthieu MICHELl’un des musiciens les plus sollicités d’Europe. Il a mis ses qualités exceptionnelles de soliste au service d’un nombre incalculable de projets, tant discographiques que scéniques, y imprimant sa musique à chaque fois, et ce, avec autant de délicatesse que d’autorité. Car c’est là que réside probablement sa force : dans cette faculté d’emmener l’auditeur dès la première note, de le plonger immédiatement dans un univers musical unique et envoûtant.

Né à Fribourg le 29 avril 1963, il étudie la trompette avec Americo Bellotto à Vienne et à Berlin. En 1986, alors qu’il habite Berlin, il réalise son premier disque «Blue Light» en tant que leader avec Walter Norris, Yiye Wilson de Oliveira, Danny Hayes, Manfred Brundl, Alexandro Sanguinetti. En 1989, réalisation de «Yves» deuxième CD en tant que leader, avec Maurice Magnoni, Michel Bastet, Mathias Demoulin et Marcel Papaux. En 1994, enregistrement de «Okipik» CD en duo avec Uli Scherer. En1995, réalisation du CD «Estate» avec Richard Galliano, Thierry Lang, Heiri Kaenzig et Joris Dudli. 1996, enregistrement de “The Sadness Of The Yuki” 2ème CD avec Uli Scherer ainsi que «Makara» avec Uli Scherer, Thierry Lang et Daniel Perrin. 2003, dans le cadre de la série de concerts “Live In Vevey”, réalisation du CD “Matthieu Michel Live At Theatre Oriental” avec Martin Reiter, Peter Herbert et Alex Deutsch.

2013, création d’un 5tet formé de Martin Koller (Guit), Patrick Muller (Piano), Patrice Moret (Bass) et Dominique Burkhalter (Drums).

2018, création d’un 4Tet avec Amine Mraihi (Oud),Didier Ithursarry (Accordéon) et Patrice Moret (Bass).

Matthieu a été membre du célèbre Vienna Art Orchestra de Mathias Rüegg dès 1992, pour une durée d’unequinzaine d’année. Il collabore de manière régulière en duo avec Thierry Lang, Jean-Christophe Cholet, Michael Zisman ou Martin Koller. En 5tet avec le groupe du bassiste Heiri Kaenzig « Buenos Aires ». Le 4tet de Susanne Abbuehl « The Gift ». Michel Benita « Ethics ». Christian Muthspiel 4Tet (Christian Muthspiel, Matthieu Michel, Steve Swallow, Frank Tortiller).

Ces multiples collaborations l’ont amené à se produire dans une quarantaine de pays, au côté de musiciens d’horizons très divers et sont répertoriées sur plus de 350 productions discographiques (ECM, Blue Note, Universal, ACT…)

FABY
MEDINA

Originaire de la caraïbe, née à Paris, Faby Médina commence la danse à l’âge de 5 ans. Elle goûte à plusieurs instruments comme le piano, le violon et la flûte puis finit par choisir le chant lyrique à l’âge de 14 ans. A 20 ans, elle entre de plain-pied dans le milieu professionnel en rejoignant la troupe de Jérôme Savary dans la pièce de Bertolt Brecht “La résistible ascension d’Arturo Ui”, au sein de laquelle elle exprime ses talents de chanteuse, danseuse et y découvre le théâtre.

C’est le début des premières rencontres avec des musiciens de jazz, de gospel, de variétés, des comédiens et des metteurs en scène. Faby acquiert toute son expérience aux côtés des plus grands artistes français et internationaux tels que Guillaume Canet, Gérald De Palmas, Rod Stewart, Thiéfaine, Céline Dion, Michel Jonasz, Garou, I AM, NTM, Amel Bent, Louane, Yannick Noah, Sylvie Vartan et bien d’autres.

Faby Médina est aussi auteure-compositrice entre autres pour le cinéma et la télévision notamment avec le single “Femme” issu de la bande originale du film “Yamakasi”, une production de Luc Besson. On peut l’apercevoir de temps en temps dans les émissions de Nagui, comme Taratata ou N’oubliez pas les paroles. Depuis plus de 20 ans Faby est la voix lead du Big Band de Claude Bolling compositeur entre autres de la célèbre « Suite for flute and jazz piano ».

Elle prend son envol, écrit sa propre histoire avec son 1er album Following Love des compositionsoriginales entre swing, be-bop et pop avec une pointe de soul dans la voix. Elle admire et veut rendre hommage aux femmes puissantes, courageuses etsubversives que sont les chanteuses avec un 2ème album « Wild is the Flower » dont la sortie est prévue au printemps 2025.

GREGOIRE MARET

PARTICIPATION SPÉCIALE – CONTRIBUTION ENREGISTRÉE

Grégoire Maret s’est imposé comme une voix unique de son instrument au sein du vaste univers du jazz moderne. L’harmoniciste suisse, basé depuis plus de trente ans à New York a été primé plusieurs fois aux Grammy Awards.

Il a tout simplement redéfini le rôle de l’harmonica dans une variété de styles musicaux. La liste des grands noms de la musique avec lesquels il collabore régulièrement est impressionnante : Herbie Hancock, Pat Metheny, Cassandra Wilson et Marcus Miller ne sont que quelques-uns de ses prestigieux partenaires artistiques. En tant qu’invité en studio et sur scène, Maret a enrichi la musique d’autres grands artistes tels que Prince, Sting, Elton John, Jimmy Scott, Dianne Reeves, Toots Thielemans, Richard Bona, Terri Lyne Carrington, Tito Puente, Kurt Elling, Jeff « Tain » Watts, Charlie Hunter, Youssou N’Dour, Me’Shell Ndegeocello, Pete Seeger, David Sanborn et George Benson grâce à son jeu d’une richesse sonore incomparable.

CARLOS LEAL

À la fois saxophoniste, rappeur et poète, Soweto Kinch mêle le jazz et le hip-hop comme nul autre. Son prix du saxophone au Montreux Jazz Festival en 2003 fut le premier d’une longue liste (BBC Jazz Award, MOBO Award, Mercury Prize etc). Diplômé en Histoire moderne à l’Université d’Oxford, le Britannique apporte au gré de ses textes et albums-concepts un regard érudit et engagé sur des thématiques telles que l’esclavagisme, les conflits raciaux ou les violences policières. Soweto a récemment joué son dernier album The Black Peril avec le London Symphony Orchestra.Il présente ‘Round Midnight’ sur BBC Radio 3, qui présente le meilleur du jazz, avec un accent particulier sur les artistes britanniques.

SOWETO KINCH

À la fois saxophoniste, rappeur et poète, Soweto Kinch mêle le jazz et le hip-hop comme nul autre. Son prix du saxophone au Montreux Jazz Festival en 2003 fut le premier d’une longue liste (BBC Jazz Award, MOBO Award, Mercury Prize etc). Diplômé en Histoire moderne à l’Université d’Oxford, le Britannique apporte au gré de ses textes et albums-concepts un regard érudit et engagé sur des thématiques telles que l’esclavagisme, les conflits raciaux ou les violences policières. Soweto a récemment joué son dernier album The Black Peril avec le London Symphony Orchestra.Il présente ‘Round Midnight’ sur BBC Radio 3, qui présente le meilleur du jazz, avec un accent particulier sur les artistes britanniques.

MALLIKA HERMAND

Mallika Hermand est chanteuse, auteurecompositrice et pédagogue. Elle débute son parcoursà la Haute École de Musique de Lausanne, où elle obtient un Bachelor en chant jazz. Elle part ensuite se perfectionner à New York, où elle se forme auprès de Darmon Meader, Annie Ross, Cynthia Scott et Kurt Elling.

Elle poursuit son cursus à la Haute École deMusique de Lucerne, où elle obtient un Master en performance puis un Master en pédagogie vocale jazz, se spécialisant notamment auprès de Susanne Abbuehl et Lauren Newton. Passionnée par la voix et ses possibilités expressives, elle approfondit en parallèle les techniques vocales modernes telles que Complete Vocal Technique et Estill Voice Training.

Active au Conservatoire de musique neuchâtelois depuis 2016, Mallika y enseigne le chant jazz et musiques actuelles. Depuis 2023, elle est déléguée du domaine jazz & musiques actuelles, où elle développe des projets pédagogiques, coordonne une équipe de professeur·e·s et contribue au développement stratégique du domaine. Elle est également chargée de cours chant jazz et musiques actuelles à la Haute École de Musique de Lausanne pour la filière MUSEC. En parallèle, Mallika mène une carrière artistique riche et multiple. Depuis 2018, elle est la chanteuse du groupe pop-rock alternatif KKAAN, avec lequel elle explore un univers mêlant écriture, composition, performance et recherche sonore. L’année 2025marque une étape importante pour le groupe : sortie de trois singles et tournée en Suisse romande.
Elle participe également au projet Histoire de Musique, un spectacle déambulatoire, où elle interprète la première « bulle » consacrée à la chanson française revisitée. Mallika collabore régulièrement avec d’autres artistes suisses, notamment avec le projet Rencontres Arrangées de Nicolas Gurtner et Jérôme Jeanrenaud. Son travail s’étend aussi au cinéma : elle a co-signé en 2023, avec Félix Fivaz, la bande originale du film Pauline Grandeur Nature de Nadège de Benoit-Luthy. Artiste polyvalente et pédagogue engagée, Mallika Hermand construit un parcours où création, transmission et collaborations se nourrissent mutuellement, animée par le désir de faire rayonner les musiques actuelles et la voix sous toutes ses formes.

MILES EVANS

Miles Evans a grandi dans l’univers du jazz. Inspiré par son père, Gil Evans, et son homonyme Miles Davis, il s’efforce de créer des styles musicaux novateurs et captivants pour propulser le jazz vers l’avenir.Trompettiste talentueux et expressif, il n’hésite jamais à explorer de nouvelles sonorités et à expérimenter avec son phrasé. Miles a collaboré avec des musiciens exceptionnels tels que Miles Davis, Quincy Jones, Jaco Pastorius et Sting.

SAMUEL BLASER

Samuel Blaser : Un révolutionnaire dutrombone du XXIe siècle

Lauréat du prestigieux Prix du Musicien européen 2019 de l’Académie du Jazz de Paris et du prix « Révélation de l’année » du magazine Downbeat en 2021, Samuel Blaser redéfinit le rôle du tromboniste dans le paysage musical actuel. Né en 1981 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, cet artiste dynamique a fait une entrée remarquée sur la scène professionnelle après avoir obtenu son diplôme du conservatoire en 2002, s’imposant rapidement comme un musicien de renommée internationale.

Durant sa jeunesse, Samuel Blaser a tissé des liens étroits avec l’Orchestre d’art de Vienne et le Big Band de la radio européenne, obtenu une prestigieuse bourse Fulbright et poursuivi des études supérieures au Conservatoire de musique de Purchase College à New York. Son premier album en tant que leader, 7th Heaven (Between The Lines) du Samuel Blaser Quartet, a marqué le début d’un parcours exceptionnel. Après seize années formatrices passées entre New York et Berlin, à s’imprégner de l’effervescence de deux des scènes musicales les plus dynamiques au monde, il est retourné en Suisse en décembre 2021, fort d’une riche expérience internationale.

Un alchimiste musical

Le secret du talent magnétique de Blaser réside dans son audace à explorer la diversité musicale. Nourri d’une riche culture classique, des traditions folkloriques suisses et du jazz, il est devenu un innovateur qui transcende les genres, explorant avec brio la grandeur de l’opéra, l’intensité du rock et l’authenticité du blues. Sa philosophie musicale est axée sur l’épanouissement par la collaboration, ce qui l’a amené à tisser des liens profonds avec des figures légendaires telles que Pierre Favre, Michel Portal, Gerry Hemingway, Marc Ducret, Paul Motian, Oliver Lake, Wallace Roney, Russ Lossing et Daniel Humair – chacun de ces maîtres contribuant à façonner son identité artistique en constante évolution.

Blaser manie son trombone avec une aisance déconcertante, passant avec fluidité de passages mélodiques fluides à des ponctuations rythmiques explosives, d’expressions viscérales et profondes à des explorations sonores d’un autre monde – le tout avec une intentionnalité d’une précision chirurgicale.Qu’il dirige ses propres ensembles ou collabore avec d’autres musiciens, il aborde chaque rencontre musicale

avec une vision stratégique et une compréhension intuitive des exigences du moment. Ses performances en solo sont particulièrement électrisantes : grâce à un son puissant et affirmé, il révèle le potentiel musical insoupçonné des espaces architecturaux comme des environnements naturels.

Visionnaire entrepreneurial

Lorsque la crise sanitaire mondiale a temporairement mis un terme aux concerts, Blaser a canalisé son énergie créative dans une aventure entrepreneuriale ambitieuse. Il a fondé Blaser Music, un label qui compte déjà à son actif un catalogue impressionnant de 20 albums, s’imposant ainsi non seulement comme artiste, mais aussi comme prescripteur de tendances et acteur culturel. Son sous-label SONGS prolonge cette vision en offrant une plateforme à d’autres musiciens novateurs, à commencer par le talentueux Russ Lossing.

Aujourd’hui, Blaser continue d’électriser les publics européens, se produisant avec ses propres ensembles novateurs et apportant sa voix unique à des collaborations avec des sommités du jazz telles que Michel Portal, Daniel Humair et Marc Ducret.Avec Blaser Music, il ne se contente pas de faire de la musique : il façonne l’avenir du jazz, un album audacieux à la fois.

SHEMS BENDALI

Trompettiste franco-algérien installé en Suisse,Shems Bendali développe une musique narrative etsensible, nourrie par le jazz et les traditions musicales algériennes. À la tête de son quintet, il façonne un langage personnel où la mémoire et l’imaginaire se confondent et résonnent mutuellement.

Son nouvel album se déploie dans un univers descience-fiction situé entre le Maghreb et le Moyen-Orient et inspiré par l’esthétique de la bande dessinée futuriste.Il emmène l’auditeur écouter le murmure des grains de sable du désert et profiter d’une brise de vent dans les hauteurs des gratte-ciels. Plus qu’un récit, il s’agit d’un lore sonore, d’un décor fictionnel inédit qui sert de toile de fond à des compositions évocatrices, parfois intimes, parfois contemplatives.

L’album accueille la chanteuse Climène Zarkan et le oudiste Amine Mraihi sur un morceau aux couleurs arabo-andalouses, qui se rejoignent dans une création céleste, singulière et puissante, enracinée dans une tradition millénaire.

A travers sa musique, Shems Bendali explore uneidentité plurielle, entre l’Occident où il vit et le Maghreb dont il est issu. Comme Amin Maalouf avant lui, il refuse de choisir entre ses appartenances : il en fait un espace de création, de questionnement et de beauté.

Il est également membre du groupe the BIG TUSK avec lequel il se produit régulièrement en Suisse et en Europe.

Elina Duni

Née à Tirana, Albanie, en 1981, dans une famille d’artistes, Elina Duni monte sur scène pour la première fois à l’âge de cinq ans et chante pour la Radio et Télévision Nationale ainsi que dans divers Festivals pour Enfants.

En 1992, suite à la chute du régime communiste, elle arrive en Suisse et s’installe avec sa mère à Genève où elle étudie le piano classique et découvre le jazz.

Après divers projets de musique, de films et de théâtre, elle étudie le chant, la composition et la pédagogie à la Haute Ecole des Arts de Berne, section jazz.

En 2005 elle crée le Elina Duni Quartet avec Colin Vallon au piano, Bänz Oester puis Patrice Moret à la basse et Norbert Pfammatter à la batterie, un retour aux sources musicales qui mélange les chants folkloriques des Balkans au jazz.

Après deux albums « Baresha » (2008) et «Lume Lume» (2010) chez Meta Records, le quartet publie en 2012 chez ECM «Matanë Malit» (Au délà de la montagne), et en 2015 « Dallëndyshe » (Hirondelle). Les chansons albanaises se retrouvent ici pleines de légèreté et de rythme et la presse européenne leur réserve un accueil très chaleureux.

En 2014, Elina Duni publie au Kosovo et en Albanie son premier album solo en tant qu’auteur-compositeur « Muza e Zezë » (La Muse noire).

En 2017, elle est l’une des lauréautes du Prix Suisse de la Musique et entame un duo avec le guitariste londonien: Rob Luft

La création solo « Partir » où Elina s’accompagne à la guitare, au piano et aux percussions, est sorti comme album sur ECM en avril 2018 et a trouvé un superbe accueil dans la presse européenne.

En novembre 2020 l’album intitulé «Lost Ships» avec Rob Luft, Fred Thomas et Matthieu Michel a été publié sur ECM. Il a également reçu un très bon accueil.

En 2023 sort l’album «A Time To Remember» une continuation avec le même quartet, aussi sorti sur ECM.

2025 Swiss Jazz Award
2020 Presto Music Award pour « Lost Ships », Londres – Royaume-Uni
2019 Klara Award pour « Partir », Bruxelles – Belgique
2017 Prix Suisse de la Musique
2015 Prix Diaspora, Ambassade du Kosovo, Bern – Suisse
2013 Prix Kult pour « Matanë Malit », Tirana – Albanie
2012 Prix Jazz Pott, Essen – Allemagne
2010 Pro Helvetia « Encouragement prioritaire du Jazz » – Suisse
2008 Bourse HKB, Berne – Suisse
2008 « Coup de Coeur » Canton de Berne – Suisse
2007 Bourse Friedl Wald – Suisse